Beauté

CUP OU PAS CUP ?

Dans ma nouvelle philosophie éco-responsable, impossible de passer à côté de cette petite révolution.

Toi aussi tu veux savoir comment faire des économies, protéger ton corps et ta santé et changer tes vieilles habitudes de consommatrice pas tout à fait responsable qui ne se pose aucune question ?

Ne cherche plus, je te présente la CUP !

Adieu serviettes et tampons, faites place à la petite nouvelle, la coupe menstruelle !

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Je te préviens tout de suite, lectrice avide d’informations – surtout si tu te retrouves là, avec ta CUP en main et que tu ne sais pas quoi faire – cet article est divisé en 3 parties :

  1. LA CUP, c’est QUOI d’abord ? Et COMMENT ça fonctionne ?
  2. LA CUP, oui mais … POURQUOI ?
  3. LA CUP, mon EXPERIENCE

Libre à toi de ne lire que la(les) partie(s) qui t’intéresse(nt) mais compte tenu du sujet, j’ai préféré être exhaustive.


PREMIER POINT : LA CUP, c’est QUOI ? Et COMMENT ça fonctionne ?

On ne va pas s’attarder 3.000 ans sur le descriptif détaillé de cette petite chose qui est sur le marché depuis plusieurs années maintenant mais, brièvement, la CUP, c’est un petit récipient en silicone, de couleur ou transparent, qui permet de recueillir le flux sanguin lors de tes menstruations.

En quelques étapes :

  • tu la stérilises à l’eau bouillante, soit dans un stérilisateur que tu places au micro-ondes, soit dans une casserole où tu laisseras ta CUP bouillir quelques minutes (fais-le la veille de ton cycle, comme ça tu es tranquille si tu veux mon avis !) ;
  • le moment venu, tu te mets dans une position confortable, accroupie, allongée, assises (c’est toi qui voit), tu la plies* et tu l’insères (dans ton vagin hein, pas dans l’oreille) ;
  • tu vérifies vite fait qu’elle est bien placée en faisant un peu le tour avec un doigt ou en la tournant sur elle-même (un peu évidemment, c’est pas un carrousel !) ;
  • tu vis ta vie et, pour la retirer, tu la chopes par l’embout, tu la rapproches un peu, puis tu pinces le bas de la CUP pour annuler l’effet ventouse et tu la récupères  avant de la vider dans les toilettes ou dans l’évier (l’enjeu, c’est de pas en mettre partout) ;
  • tu la rinces et tu recommences à l’étape 2 pendant toute la durée de ton cycle. Le dernier jour, tu la stérilises une nouvelle fois et tu la ranges jusqu’à la prochaine !

* pour le pliage, tu trouveras différentes techniques sur Internet mais les deux principales sont le « C-FOLD » et le « PUSHDOWN ». J’utilise la deuxième façon en ce qui me concerne car la CUP est plus facile à tenir et plus facile à insérer.

Tu peux garder ta CUP plusieurs heures – jusqu’à 12 heures – mais ça dépendra évidemment de ton flux, mais ne t’en fais pas, si tu as un flux normal qui ne nécessite pas de changer tes serviettes ou tampons 4 fois par jour, ta CUP ne débordera pas.


DEUXIEME POINT : LA CUP, oui mais … POURQUOI ?

Pourquoi changer, pourquoi se lancer, pourquoi abandonner serviettes et tampons auxquels on s’est habituée ?

Pour TROIS RAISONS :

1. Pour ta santé :

On ne va pas se mentir, les serviettes et les tampons, ça macère. Ca dégage des odeurs peu réjouissantes et on se sent quand même plutôt sale là en bas (ce moment tant attendu de la douche en fin de journée : salvateur !).

C’est vrai qu’on s’y habitue aux serviettes et aux tampons et je dois bien avouer qu’après 10 ans à utiliser ces moyens de protection hygiénique, je n’ai jamais rencontré de grave problème de santé.

Mais il faut bien reconnaître que je commençais à être gênée par ce tampon en viscose, sec, qui s’effiloche quand je l’insère, surtout en fin de cycle, au point de me faire mal parce que mon vagin était en état de sécheresse ultime.

Les serviettes hygiéniques n’ont pas rencontré non plus un grand succès en ce qui me concerne, même s’il en existe des lavables – good point ! – parce que je ne trouve pas cela confortable, ni propre tandis qu’au niveau des odeurs, c’est le piiiire.

Enfin, on ne va pas débattre sur la polémique du round-up dans les tampons, mais il semblerait que ces derniers contiennent des substances qui, à court terme, ne sont pas néfastes, mais qui peuvent, à la longue, s’accumuler dans l’organisme pour provoquer on ne sait encore quel problème de santé.

Dans le doute, mieux vaut s’abstenir.

On mentionnera aussi le fameux SCT – pour syndrome du choc toxique – qui, si on ne le croise évidemment pas à chaque coin de rue, est dans l’ombre de chaque tampon qu’on utilise.

A l’inverse, la CUP, c’est en silicone, on la stérilise avant utilisation, c’est plus doux et traumatise moins les parois vaginales, donc on ne va pas se gêner.

Alors, je ne dis pas que la CUP protège de tout et je pense en particulier au SCT, mais sache cette petite merveille a clairement le mérite de diminuer ce risque et ce n’est pas négligeable.

Pour toutes ces raisons, la CUP est, à mon sens, la protection périodique la plus saine pour ta santé.

2. Pour ton portefeuille, saperlipopette !

Les tampons et serviettes, tu les jettes donc à chaque fois tu en rachètes. Penses un peu à tout l’argent dépensé pour ces boîtes/paquets au design so girly.

Le calcul est vite fait : une boîte de tampons coûte 5 euros en moyenne et tu en as pour environ 3 mois (selon ton flux) ; un paquet de serviettes coûte entre 6 euros en moyenne et tu en as pour environ 2 mois (selon ton flux).

En bref, sur une année, tu dépenses 20 euros en tampons ou 36 euros en serviettes. Après 5 ans, tu as dépensé entre 100 et 180 euros et après 10 ans, entre 200 et 360 euros. Et encore, il ne s’agit que d’une moyenne …

Ta CUP par contre, elle te coûtera environ 15 euros (parfois moins, parfois un tout petit peu plus) et tu pourras la garder entre 5 et 10 ans.

Tu vois où je veux en venir ? Alors n’hésite plus, achète une CUP et une petite tirelire, tu y repenseras dans quelques années 🙂

3. Pour l’environnement (si si, c’est important) :

Fini les dizaines de tampons et serviettes jetés dans la toilette ou la poubelle chaque mois et qui polluent notre jolie planète. Sans parler des emballages en plastique autour du tampon et de la boîte en carton qui les contient, ou du film plastique des serviettes et de la boîte qui les contient (même combat).

Il ne faut pas non plus oublier les tampons avec applicateur qui causent encore plus de déchets.

La fabrication de ces produits aussi n’a pas non plus vocation à protéger la planète puisque ça nécessite une consommation d’eau très élevée et l’utilisation de produits au sujet desquels moins on en sait mieux on se porte !

Tu trouveras ici un article super sympa si tu veux en apprendre un peu plus 🙂

Ta CUP, par contre, tu ne la jettes pas après chaque utilisation. Elle est fabriquée en silicone hypoallergénique et non pas à partir de produits chimiques et toxiques. Tu as juste besoin d’un peu d’eau pour la rincer et la stériliser avant et après ton cycle et tu peux la ranger dans un petit pochon (en coton bio pour certaines marques).


TROISIEME POINT : LA CUP, mon EXPERIENCE :

J’ai commandé la mienne sur le site Les Tendances d’Emma et j’en suis ravie !

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J’ai choisi la taille S et je l’ai reçue en trois jours, dans un emballage recyclé. Elle est arrivée, dans son petit pochon, toute mignonne, toute gentille et bien plus petite que je me l’imaginais. Bref, elle m’a tout de suite mise en confiance !

Tu verras que si tu as déjà cherché quelques infos sur la CUP, on te diras souvent que « si tu n’es pas à l’aise avec ton corps, ça n’ira pas ».

Alors, je crois tout d’abord qu’on n’est jamais vraiment habitué à chipoter dans son intimité ou d’être en contact direct avec son flux sanguin. Il faut donc se donner du temps.

Me concernant, comme j’ai des pertes blanches avant le début de mon cycle, je me suis familiarisée avec ma CUP juste avant mon premier jour de règles, histoire de trouver le pliage qui me convient, la position et savoir comment je me sentais avec cette petite chose à l’intérieur de moi.

Tu pourras l’insérer, la tournicoter, la retirer, recommencer, tant que tu veux et sans t’en mettre partout. Bon après, faut pas non plus faire de la compote avec ta mounette, hein !

La clé, pour toute nouvelle expérience, c’est de persévérer. Certains jours, tu n’auras pas envie de voir ta CUP, mais essaie encore et encore sinon, ta nouvelle copine va se retrouver pour la vie entière dans un tiroir et ce serait bien dommage.

Mon astuce, pour ne pas me sentir au pied du mur, c’est de conserver quelques tampons ou serviettes pour permettre une transition en douceur, utiliser l’un ou l’autre durant un même cycle, et pouvoir comparer.

Au bout de trois cycles, j’ai carrément oublié que j’avais encore ces machins-là dans mes tiroirs.

Alors, comment je l’ai vécu ?

Le premier jour, je n’étais pas à l’aise parce que je la sentais un peu et que chez moi, la CUP se portera basse, c’est sûr ! Néanmoins, si je n’y pensais pas, je ne la sentais pas mais j’avais quand même ce stress que ça déborde ou pas, surtout la première nuit.

J’ai un peu galéré à la mettre et à la retirer mais c’est un coup de main qu’il faut prendre et il faut surtout essayer de rester ZEN tout du long. Surtout pour le retrait, d’autant plus que tu ne vas pas la garder toute la vie donc tu devras bien la retirer un jour 🙂

Le deuxième jour, j’ai décidé de couper la tige de la CUP (c’est comme les cheveux, faut couper petit à petit pour trouver la coupe qui te convient) et là, miracle, je ne la sentais plus du tout !

De toute la semaine, rien n’a débordé, l’insertion était toujours un peu différente à chaque fois et la seule chose qui me dérange vraiment c’est cette impression d’effet ventouse qui me gêne un peu au niveau du ventre juste après l’avoir insérée, mais ça passe assez vite.

Restons honnête : trois petites choses m’ont mises mal à l’aise avec la CUP : une sensation d’humidité, comme si j’avais une fuite urinaire, l’odeur lors du jour où mon flux est le plus abondant et une légère irritation à la fin de mon cycle (à l’entrée du vagin) à cause du retrait de la CUP.

Au cycle suivant, j’ai alterné entre CUP et tampons et en fait, je ressens la même sensation d’humidité et d’odeur avec le tampon. La seule chose, c’est que j’avais fini par oublier ces désagréments avec le temps. Moralité : je les oublierai aussi pour la CUP – et après plusieurs cycles, il s’avère que c’est le cas et que mon intimité à retrouvé son humidité naturelle sans plus jamais être perturbée !

Au final, la CUP présente bien plus d’avantages que d’inconvénients, à l’inverse des tampons et serviettes.

Ah, je t’ai dis que si tu t’inscris sur le site des Tendances d’Emma, tu empoches 5 euros de réduction ? Trop pratique pour acheter ta CUP, même depuis la Belgique !

N’hésite pas à partager ton avis, ton expérience dans les commentaires, ça aide toujours 🙂 !

La bise !

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